Citroën Visa -  Club
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Quand Citroën sort la Visa en 1978 pour succéder à l'Ami 8, les moues sont un peu consternées. Esthétiquement, la Visa choque. La calandre intégrant le pare-choc lui donne l'air d'...

Citroën

Histoire

Histoire de la Citroën Visa - Club

Quand Citroën sort la Visa en 1978 pour succéder à l'Ami 8, les moues sont un peu consternées. Esthétiquement, la Visa choque. La calandre intégrant le pare-choc lui donne l'air d'avoir un œdème, d'autant que sur les modèles de base (Visa Special) le plastique utilisé est gris clair et la calandre en nid d'abeille, ce qui l'agrandit. La voiture semble très ronde dans une époque de voitures géométriques. Elle ne ressemble à aucun autre modèle alors qu'elle emprunte la plateforme de la Peugeot 104. A l'origine Citroën travaillait sur un futur modèle du nom de code Y, mais le rachat par Peugeot enterra le projet. Le nouvel acquereur préféra travailler sur la base de la 104 moins couteuse que de se lancer dans la conception d'un outillage complet bien plus onéreux. La rentabilité devient alors le nouvel objectif de PSA. C'est ainsi que naquit la Visa et le projet Y deviendra quelques années plus tard la Citroën Axel. La Visa est pourtant très étudiée pour répondre à des besoins précis. C'est une véritable 5 portes, et elle est conçue pour être véritablement économique dans le contexte du 3è choc pétrolier. Trois niveau de finitions existent : Special et Club au moteur bicylindre, et Super au moteur 4 cylindres de 104.

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Equipée en finition de base (Visa Special) du 2 cylindres à plat refroidi par air de l'Ami 8, elle est assez peu gourmande. Elle est également peu performante avec seulement 36 chevaux. Par rapport à la 2 CV, plusieurs chevaux ont été gagnés grâce un augmentation de la cylindrée à 652 cm3, par l'installation un carburateur double corps, un nouveau vilebrequin à trois paliers, des cylindres en alu en replacement de la fonte, un volant moteur repris de la GSA mais aussi avec avec un Allumage Electronique Intégré (AEI) qui est installé en série. Elle partage cette nouveauté avec la LNA et est la première voiture de série au monde équipée d'un allumage électronique. Mais mal calibrée, la voiture de 36 chevaux affiche 4 CV fiscaux, soit un de moins que la Visa Super au moteur de 104. Une correction permit de baisser la puissance à 34 chevaux et faire rentrer la voiture dans la catégorie des 3 CV, donnant ainsi un réel intérêt à la voiture au delà du simple prix. Le moteur est facile à réparer, robuste dans la mesure où il ne comporte ni courroie de distribution, ni joint de culasse ni durite.

A bord, elle est très dépouillée. Le tableau de bord se réduit à sa plus simple expression avec deux cadrans, l'un intégrant le compteur de vitesse, et l'autre les voyants. L'originalité réside dans le satellite de commandes, un boitier disposé à côté du volant et qui, de deux doigts, permet d'actionner les clignotants, les feux, l'appel de phare, le klaxon, sans lâcher le volant. A droite du volant, une sorte de "part de tarte" horizontale place sous les doigts du conducteur le rhéostat du chauffage. Tout autour du moyeu du volant, les derniers boutons apportent une touche de couleur au tableau de bord du fait qu'ils arborent en leur centre un rond de la couleur classiquement utilisée sur les témoins. Séduisant, le système fut amélioré dans GSA qui fut équipée d'un second satellite présentant les autres commandes comme le dégivrage arrière, le warning, les anti-brouillards avant et arrière etc. Mais le système ne permettant pas le rappel de clignotant fut abandonné dans la Visa II. Quant à la BX elle opta pour un système analogue à celui de la CX.

Côté tenue de route, c'est comme d'habitude le sans faute signé Citroën. Elle est indulgente avec les jeunes conducteurs avides de sensations, et confortable pour les jeunes mamans et leur bébé. Légère, elle se montre toutefois un peu sensible au vent.

Mais avec cette calandre en forme de groin de cochon, les ventes ne décollent pas, acablée en outre par une presse peu élogieuse. Il est alors fait appel en 1981 à Heuliez pour relooker la voiture contre la modique somme de 250 000 F. Et à peu de frais, le talentueux atelier de Cerisay (Deux-Sèvres) parvient à rentrer la Visa dans le rang. C'est alors le tour des Visa Super E, Super X de prendre la suite, puis en 1983 ce sera le retour de la Visa II Club.

Source : zorgblogauto.com

 

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