Mecanicus utilise les cookies afin d'améliorer votre expérience utilisateur et proposer du contenu publicitaire adapté. En cliquant sur Accepter, vous validez cette utilisation. Plus d'infos en cliquant ici

Mecanicus
Mecanicus
Mecanicus
Mecanicus
Mecanicus
Mecanicus
Mecanicus
Mecanicus
Mecanicus
Mecanicus

Ferrari Lancia D50

Après la Seconde Guerre mondiale, Lancia s'est lancée dans un assaut sans précédent sur les pistes, avec des voitures de course très avancées. B...

Ferrari
Home
Histoire
Images
Videos
Articles

Ferrari Lancia D50 

Après la Seconde Guerre mondiale, Lancia s'est lancée dans un assaut sans précédent sur les pistes, avec des voitures de course très avancées. Bien que le père fondateur Vincenzo Lancia était un passionné de course automobile, son entreprise s'est concentrée sur la construction de voitures de route innovantes, laissant la course à des marques comme Maserati et Alfa Romeo. Son fils, Gianni, n'a pas pu résister aux frissons de la course et a choisi Vittorio Jano pour concevoir une voiture de sport pour Lancia. Alors qu'il était chez Alfa Romeo, Jano avait conçu quelques-unes des meilleures voitures de course jamais construites et dans son nouveau travail, il n'a pas déçu.

Les premiers moteurs en V de la Lancia ont trouvé leur chemin sur les voitures de course à moteur V6 comme la B20 Aurelia GT et la voiture de sport D23/4. Combinant l'expertise technique de Jano et les avantages du moteur en V, ces voitures ont été immédiatement compétitives. Une dernière étape a été franchie avec l'introduction de la toute première Lancia de Grand Prix en 1954. Dans la bonne tradition Lancia et Jano, la toute nouvelle monoplace "D50" n'avait pas son pareil sur la grille lors de ses débuts dans le Grand Prix d'Espagne. Alberto Ascari a étonné la foule rassemblée et les autres concurrents en décrochant la pole position.

La recette concoctée par Jano était relativement simple : un bolide exceptionnellement compact, avec tout le poids concentré entre les roues et un centre de gravité très bas. L'élément clé du D50 était le tout nouveau moteur V8 à DACT, plus compact que les six ou huit cylindres en ligne utilisés par Maserati et Mercedes-Benz. Ses dimensions carrées permettaient également au moteur d'être une partie portante du châssis du fuselage. Le moteur était incliné à 12 degrés pour permettre à l'arbre de transmission de passer à gauche du siège du conducteur. La boîte de vitesses à cinq rapports fait partie intégrante de l'essieu arrière, améliorant ainsi la répartition très calculée du poids. 

L'une des caractéristiques les plus inhabituelles de la D50 était les réservoirs de carburant et d'huile. Ces deux réservoirs rectangulaires étaient positionnés latéralement, entre les roues. Traditionnellement, le carburant était transporté dans un grand réservoir derrière l'essieu arrière. À cet endroit, la charge de carburant affectait la tenue de route de la voiture, ce qui compromettait les efforts de Jano quant à la répartition. La position innovante des réservoirs a également eu une influence inattendue sur le flux d'air, améliorant ainsi l'écoulement de ce dernier. A l'avant, le D50 était équipée de doubles bras triangulaires tubulaires et, à l'arrière, d'un essieu DeDion classique. Le freinage a été assuré par quatre freins à tambour à ailettes et percés.

La configuration unique de la D50 en a fait une voiture complètement différente à conduire que ses contemporaines comme la Maserati 250F, née pour glisser. Avec une adhérence supérieure, la Lancia tenait incroyablement bien la route. Il est important de rappeler qu'à l'époque, rien n'empêcher les autos de glisser, comportement naturelle de ces dernières, surtout lorsqu'elles étaient poussées à la limite. Ascari a débuté l'année 1955 de la plus belle des manières, avec deux victoires dans deux courses italiennes d'avant-saison. Au Grand Prix de Monaco, il était sur le point de prendre la tête quand il est sorti de la route au port, terminant sa course dans l'eau. Si Ascari survécut, il décéda quelques semaines plus tard lors d'une séance d'essais pour Ferrari.

Sans pilote de tête, l'avenir de Lancia s'annonçait soudain sombre et malgré le potentiel évident de la voiture, le projet Formule 1 fut vendu à Ferrari. La course automobile avait apporté des succès à Lancia, mais avait aussi poussé l'entreprise au bord de la faillite. Heureusement, un rachat de l'entreprise par Fiat sauva la firme. Si Lancia deviendra l'un des noms les plus célèbres du rallye, elle ne reviendra jamais en Formule 1. Sous une forme très légèrement modifiée, la Ferrari D50 a remporté le Championnat du Monde 1956, dans les mains de Juan Manuel Fangio. Pour la saison 1957, les D50 seront même utilisées pour servir de base aux nouvelles monoplace Ferrari, les 801. 

Lorsque le programme de course fut abandonné, plusieurs des pièces de rechange restantes ont été détruites et seulement deux des six voitures construites à l'origine ont survécu. Les deux voitures se trouvent dans des musées italiens et n'ont été que très rarement vues sur une piste au cours des cinquante dernières années. Il est intéressant de noter qu'un certain nombre de moteurs et de boîtes-pont aient survécu et aient été utilisés ces dernières années pour construire au moins sept répliques. Les constructeurs ont eu accès à toutes les voitures d'origine, ce qui les a aidés à construire les répliques à un niveau d'originalité époustouflant. Aujourd'hui, les amateurs peuvent à nouveau profiter du grondement du superbe moteur V8 de Jano.