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La Citroën GS, l'autre cinquantenaire des Chevrons

La Citroën GS, l'autre cinquantenaire des Chevrons

Après avoir fêté ses 100 ans l'an dernier, les chevrons fêtent deux cinquantenaires cette année. La première, c'est la Citroën SM, la seconde c'est la GS. Certes, cette seconde n'a pas l'aura de la GT de la gamme et son V6 Maserati. Seulement ce serait oublier qu'elle a été une auto produite à près de 2.5 millions d'exemplaires (en comptant la GSA) et qu'elle était vraiment particulière au sein de la production automobile européenne du début des années 70.

Une genèse très compliquée

Le grand écart de la gamme Citroën date de l'après-guerre. 2CV et Traction puis 2CV et ID/DS. La gamme des Ami viendra bien s'intercaler, mais il reste un sacré vide avec les grandes sœurs.

En 1962 le projet C60 ressemble à une grosse Ami 6, il roule, mais on la modifiera encore pour aboutir au projet F. Presque sur les lignes de production, cette berline à deux volumes est abandonnée au cours de l'année 1967.

La Citroën C60

Citroën développe alors le Projet G. C'est elle qui deviendra la GS. Le projet est bouclé en deux années seulement. On tient vraiment la Citroën du milieu de gamme ! Pour cela on n'utilise ni le moteur des DS, ni des 2CV, mais un inédit 4 cylindres à plat de 1015 cm³ de 55,5 ch qu'il faut aller chercher à 6500 tours ! C'est une traction assez petite pour sa catégorie mais qui possède suffisamment de volume intérieur pour le faire oublier. La ligne est étudiée pour être aérodynamique et même avec la plus faible puissance de sa catégorie, c'est la plus rapide en pointe avec 150 km/h.

À l'intérieur, elle se distingue également. Son compteur de vitesse à rouleau, ses sièges moelleux, son frein à main au tableau de bord et des boutons en forme d'escargot en font vraiment une auto à part.

Elle est dévoilée en 1970, en Camargue pour la presse, puis au salon de Paris pour le public. C'est un succès dès le départ, elle devient tout de suite la voiture la plus vendue en France ! Mieux, elle rafle également le titre de Voiture Européenne de l'Année (Citroën place aussi la SM à la troisième place). Pourtant elle souffre de graves problèmes de fiabilité, mais comme ils sont rapidement résolus, on oublie vite ce passage.

La Citroën GS, une voiture à part

Pour parler de l'auto, on va reprendre les mots de François Allain. récemment élu présentateur télé préféré des français, qui sera au départ du Tour Auto 2020 sur une GS"Quand elle est sortie en 70, elle était novatrice dans son segment. On mettait l’hydraulique à la portée de tous. C’était un milieu de gamme. Chez Renault sa concurrente c’était la R12 et chez Peugeot c’était la 304. Et entre une GS, une 304 et une R12, il n’y a pas photo, faut être honnête, et dieu sait que j’aime les Peugeot ! "

La GS est donc plus petite, même que les concurrentes étrangères Ford Escort ou Fiat 124, moins puissante et pas forcément la moins chère. Mais la presse souligne sa tenue de route irréprochable ainsi que son freinage puissant.

Nombreuses évolutions pour la Citroën GS

Dès 1970 il existe deux versions. La Confort et la Club. C'est cette deuxième qui est la mieux équipée. Dès l'année suivante on complète la berline avec un break qui peut compter 3 ou 5 portes.
C'est en 1972 qu'on se penche sur un des points noirs de l'auto, sa faible puissance. En fait on ne passe qu'à 60 ch en augmentant la cylindrée à 1220 cm³ mais elle est atteinte 1000 tours plus bas. Pour autant les GS et GS1220 co-existent au catalogue.

L'année suivante on sort même la GS Birotor. Le moment est mal choisi car le moteur Wankel est certes performant, 107 ch, mais très gourmand... en plein choc pétrolier ! C'était pourtant une belle innovation technologique, ce moteurs rotatif : on éliminait presque toutes les vibrations ! Cette aventure fut menée de choeur avec le constructeur NSU - avec la création de la société Comotor - mais pour une brève période. Les investissements trop importants le mèneront à son rachat par Volkswagen qui, plus pragmatique, arreta le programme. En laissant Citroen seul aux commandes. Et aux finances.... Cela contribuera finalement au déclin de la marque - tirant aussi le boulet Maserati, un actionnaire sortant, et la baisse globale des ventes - puis à son rachat en 1975 par PSA. 

1974 voit arriver la version de base, la GSpécial qui aura le même équipement, quel que soit le moteur.
En 1975 arrivent les version X, X2 et Pallas. Cette dernière est le haut de gamme avec grands enjoliveurs, baguettes latérales, moquette plus épaisse, etc. La X est basée sur la GSpécial mais adopte une calandre noire, des phares longue portée et des jantes spécifiques, la X2 adopte le moteur 1222 cm³ porté à 65ch.

La GSpécial
La X2

Un léger restylage en 1976, un nouveau moteur de base en 1977, la série limitée Basalte en 1978, voilà ce que les clients découvrent, année après année.

En 1979 la X3 arrive avec un 1300. C'est la dernière version de la GS qui laisse ensuite sa place à la GSA. Elle assumera l’intérim, en attendant la BX et en reprenant presque toutes les caractéristiques de la GS mais en la dotant d'un hayon, fort bienvenu !

Au final la GS (seule) a été produite en France, mais aussi en Espagne, en Yougoslavie au Portugal, en Indonésie, Afrique du Sud, Mozambique... 1.897.229 autos seront sorties des chaînes.

La rareté absolue, c'est la Birotor dont seuls 873 exemplaires seront construits !

Aperçu de la gamme

La GSA