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La Mini : maxi révolutions

La Mini : maxi révolutions

C'est une auto emblématique qui parle à beaucoup. Symbole de la voiture anglaise, au moins en France parce qu'elle était beaucoup plus visible que les autres, la Mini est une auto qu'on aurait tôt fait de réduire à la petite ancienne parfaite pour un bobo en mal de vintage. Parce qu'automobilement parlant la Mini a quand même fait bouger pas mal de lignes.

La Mini : la définition technique des voitures modernes

C'est en 1959 qu'est dévoilée la création d'Alec Issigonis. Et si vous regardez bien ses caractéristiques techniques, on retrouve beaucoup de choses propres aux voitures modernes.

Alec Issigonis et la Mini

On commence sous le capot. Là on y trouve un 4 cylindres de 850 cm³. Rien de très novateur de ce côté mais son implantation n'a rien à voir. Prenez les populaires concurrentes de l'époque, les Cox, 4CV ou Fiat 500. Leur moteur sont à l'arrière, par souci de praticité. Et puis du coup ce sont toutes des propulsions. Le choix fait pour la Mini n'a rien à voir. On a donc un moteur à l'avant mais comme on veut garder une auto compacte on ne peut pas perdre trop de longueur avec le moteur. D'où son installation transversale. Mine de rien c'est une révolution. En plus la boîte est accolée au bloc moteur et le tout entraîne les roues avant. Oui c'est LA définition de 90% des autos modernes. Et on est en 1959.

L'idée sera reprise un peu après par les Autobianchi Primula et Simca 1100... mais qui ne partagent pas vraiment le même format.

Écorché de la MiniÉcorché de la Mini

Mini : la petite voiture qui a tout d'une grande

L'idée de proposer des petites autos bien adaptées aux villes n'est pas née avec la Mini. Par contre elle est très différente des microcars et des concurrentes.

Les microcars sont généralement plus petites que la Mini... et encore. Si l'Isetta fait 2,2m la BMW 600, sa version plus familiale fait 2,9 m. Et niveau moteur on est quand même sur des bicylindres à plat. Même la Fiat 500, plus courte que la Mini, n'embarque que deux cylindres.

Du côté des 4 cylindres, la Mini et ses 3,05 m est plus compacte que les concurrentes :

  • 4,06 m pour une Cox

  • 3,66 m pour une 4CV

La Mini c'est le meilleur des deux mondes. La plus petites des 4 cylindres et une compacité que n'offrent que des autos qui ont des moteurs un peu juste...

Comparaison Longueurs

Une plateforme pour une gamme

L'idée de la plateforme commune n'est pas nouvelle non plus. Mais il faut avouer qu'avant le lancement de la Mini les déclinaisons ne se faisaient pas de la même manière. Certes on trouvait des variantes berline, break, coupé et cabriolet sur de nombreuses autos. Mais déjà, encore une fois c'était sur des autos plus grosses que notre anglaise.

Parce que la Mini n'est pas un succès commercial à ses débuts (difficile à imaginer 60 ans plus tard) on va décliner l'auto pour qu'elle aille à la rencontre des attentes de ses clients. En plus on va permettre à l'auto d'être une base pour tout le groupe. Les Mini ne seront pas que des Austin, loin de là. C'est comme ça qu'on en trouvera deux version de luxe, tricorps, les Wolesley Hornet et Riley Elf. On trouvera aussi un break, la Countryman, une « woodie » qui séduira la clientèle rustique/rurale/classique, la Moke, la voiture de plage de la bande. On retrouvera également plus tard la Clubman ou 1275 GT avec sa face avant rectangulaire.

Mini CountrymanDifférentes MiniMini Moke

Une vraie bombinette

Une autre révolution apportée par la Mini, c'est la preuve qu'une petite auto peut très bien s'en sortir en sport auto. Là aussi, ce n'est pas la première. Mais niveau manière la Mini va frapper fort et se tailler un palmarès qu'envieraient beaucoup d'autos plus sportives dans leur définition... et qu'aucune petite auto n'a atteint.

Si les Mini s'engagent au Monte Carlo sans préparation particulière peu après le lancement du modèle, l'expérience n'est pas une grande réussite.

Mais une fois que John Cooper, le Cooper de la F1, pas n'importe qui, a revu l'auto ce n'est plus la même. La fiabilité est renforcée, en particulier au niveau de l'embrayage. Et puis le moteur passe de 850 à 997 cm³, reçoit deux carbus SU et atteint 55 chevaux.

À partir de 1962 les Mini ne jouent plus dans la même cour et commencent à soulever quelques trophées. En 1964 apparaît même la Cooper S et ses 70 chevaux grâce à 1071 cm³. Elle remporte le Monte Carlo la même année et ajoutera deux autres victoires (65 et 67) dans le rallye hivernal, complété par des victoires en Finlande, au RAC, à l’Acropole ou en Nouvelle-Zélande en une dizaine d'années.

Austin Mini Cooper S au Rallye Monte Carlo

Crédits photos : News d'anciennes, Wheelsage

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