Mecanicus utilise les cookies afin d'améliorer votre expérience utilisateur et proposer du contenu publicitaire adapté. En cliquant sur Accepter, vous validez cette utilisation. Plus d'infos en cliquant ici

La Peugeot 104, plus novatrice qu'il n'y paraît

La Peugeot 104, plus novatrice qu'il n'y paraît

Si la Peugeot 104 est pour vous "juste une citadine de Sochaux" vous avez manqué quelques grandes lignes de son histoire. Avec une définition dictée par la concurrence, des envies de sport et en servant de base à d'autres autos du groupe, elle donnera les grandes lignes de nombreux modèles futurs de la marque.

Quand la concurrence donne les grandes orientations

Replaçons-nous à la fin des années 60. Peugeot se dote enfin d'une vraie gamme puisque la 204 est venue rejoindre la berline de moyenne/haute gamme qui faisait du lion un constructeur mono-modèle depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

En 1966 Peugeot va s'allier à Renault. Le but est d'étudier des moteurs ensemble et ça se fera au sein de la française de mécanique à Douvrin. Si on connaît mieux le V6 PRV, ce n'est pas la seule mécanique qu'on y crée. L'autre c'est le moteur X, une mécanique moderne à petite cylindrée qui va reprendre les idées déployées par les dernières citadines d'alors : la boîte et le pont sont sous le moteur histoire de réduire l'encombrement.

Le moteur X de Peugeot et Renault

Ce moteur, Peugeot va l'utiliser pour s'attaquer au segment des 5CV sur lequel la marque n'est pas placé. C'est ainsi que naît le projet M-121 qui deviendra la Peugeot 104. Si la ligne est bien celle d'une populaire de l'époque la Peugeot va se démarquer... par son classicisme.

Quand elle est lancée en 1972 elle arrive quelques mois après sa principale concurrente : la Renault 5. Mais la Peugeot 104 ne l'attaque pas frontalement en grande partie à cause de deux grands choix.

Déjà chez Peugeot on reste un constructeur très classique. Et à ce titre quand on parle de hayon c'est uniquement pour des autos utilitaires. La Peugeot 104 sera donc dotée d'un coffre !
Et puis quand la Renault 5 est une stricte trois portes, la Peugeot 104 est une stricte 4 portes.

La première Peugeot 104

Ces deux particularités feront néanmoins long feu. La Peugeot 104 Coupé apparaîtra dès 1973 avec un hayon mais sera une version plus chère que la berline. Cette dernière recevra finalement le hayon en 1976. L'originalité c'est bien mais les lois du marché sont ce qu'elles sont...

La Peugeot 104, première bombinette du lion, avant les GTI

Peugeot s'était déjà attaqué aux autos un peu plus dynamiques. Mais on ne peut pas dire que les 504 Coupé ou les 304 S avaient la même définition que la Peugeot 104 ZS qui apparaît au salon de Paris 1976. Car c'est bien un dérivé sportif d'une petite auto qu'on présente. Le moteur X passe à 1124 cm³ avec un carbu Solex double-corps qui permet d'atteindre 66 ch. Et on ne s'arrête pas là en doublant le circuit de freinage et en ajoutant des barres antiroulis tant à l'avant qu'à l'arrière. L'équipement est en hausse avec des appui-tête et un compte tour notamment. Extérieurement on reste sobre et seuls les enjoliveurs plus grands se remarquent.

La Peugeot 104 ZS

Quelques mois plus tard la ZS Rallye ira plus loin avec deux carbus sur le même moteur pour une puissance de 80ch ! On la joue méchant puisqu'elle reçoit des élargisseurs d'ailes et des roues en alliage. 

La Peugeot 104 ZS Rallye

Et ce n'est pas fini. Le millésime 1979 propose la ZS2, une série limitée à 1000 exemplaires. C'est le moteur X de 1360 cm³ qui se retrouve sous le capot et la cavalerie atteint 93ch !

La Peugeot 104 ZS2

Peugeot a mis le pied dans ce segment si particulier de la bombinette et ne le quittera plus pendant de longues années.

Une base technique parfaite pour un grand groupe

Quand la Peugeot 104 est lancée Peugeot n'a qu'une seule marque. Mais très vite va se créer PSA avec la reprise de Citroën. Et cela se traduit en 1976 par l'arrivée de la Citroën LN dans la gamme. De loin, c'est une Peugeot 104 Coupé. Mais en y regardant bien on la différencie à son badge, forcément, mais aussi à ses feux de Dyane. Côté technique on reprend le train avant et le moteur 602 cm³ de l'Ami 8. Du coup la LN est une 3cv. En 1978 la LNA reçoit le 652 cm³ de la Visa et peut aussi embarquer le moteur X. Sa carrière se terminera en 1986 mais les chiffres de ventes seront bien loin de la 104 : 353.383 exemplaires.

Citroën LN

Mais la Peugeot 104 va également servir de base à une autre auto du groupe. Peugeot a alors racheté Chrysler Europe et remplacé Simca par Talbot. Pour la petite Talbot on va reprendre la base de la petite Peugeot. Comme la LN seule une version 3 portes sera disponible. Un peu plus longue que la 104 Coupé la Talbot Samba sort en 1981 et elle fait appel aux différentes versions du moteur X. Les petites recevront le 954 cm³ puis le 1124, les grosses et les sportives se doteront du 1360 cm³. Ce sera d'ailleurs la seule auto sur cette base à se doter, d'usine s'entend, d'une carrosserie cabriolet. Elle sera encore plus confidentielle que les LN et LNA avec 288.010 autos construites.

La Talbot Samba

Pour en savoir plus, direction l'Autopedia et la fiche de la Peugeot 104

Article écrit par Benjamin de News d'Anciennes