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Jaguar 420

Jaguar 420Les 420/Sovereign tirent leurs origines de la Jaguar Mark 2, introduite en 1959 et vendue dans les années 1960. La Mark 2 avait un pont arrière rigide ...

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Jaguar 420

Les 420/Sovereign tirent leurs origines de la Jaguar Mark 2, introduite en 1959 et vendue dans les années 1960. La Mark 2 avait un pont arrière rigide et utilisait le moteur XK six cylindres apparu sur la Jaguar XK120 de 1948. La Mark 2 était disponible avec des moteurs de 2.4, 3.4 et 3.8 litres de cylindrée.

En 1961, Jaguar lança deux nouveaux modèles avec la version à triple carburateur SU du moteur XK de 3,8 litres: la Mark X (prononcé "marque dix") berline et la voiture de sport E-Type. Les deux voitures utilisaient des versions de la nouvelle suspension arrière indépendante Jaguar, la Mark X ayant une voie de 1,50 m et la Type-E de 1,30 m. En 1965, les Mark X et Type-E ont été mises à jour avec une nouvelle version du moteur XK de 4,2 litres, toujours alimenté par trois carburateurs.

Jaguar avait aussi lancé en 1963 la Jaguar Type-S comme développement de la Mark 2. Elle avait une nouvelle largeur intermédiaire de 1,40 mètre, une version de la suspension arrière indépendante à la place du pont rigide de la Mark 2. Parmi d'autres différences par rapport à la Mark 2, on peut noter l'extension de l'arrière de la carrosserie afin de fournir un plus grand coffre, un changement de la ligne de toit pour plus de dégagement à la tête des passagers à l'arrière , un intérieur plus moelleux et des différences de détail sur la face avant. La Type-S est disponible avec les moteurs XK de 3,4 ou de 3.8 litres (uniquement le 3.8 litres aux USA), mais en version double-carburateur, car les trois carburateurs ne pouvaient pas être installés dans ce qui était somme toute encore le compartiment moteur de la Mark 2.

James Taylor suggère quatre raisons pour lesquelles le patron de Jaguar Sir William Lyons avait décidé d'ajouter encore un autre modèle dans la déjà vaste gamme Jaguar :

  • les ventes de la Marque X furent décevantes; la voiture a été largement considérée comme étant trop grosse et lourde et une plus petite voiture avec les mêmes normes de sophistication et de luxe pourrait avoir plus de succès
  • la demande pour plus de caractéristiques luxueuses ajouterait du poids à tous les futurs modèles, forçant l'acheteur vers une berline compacte de 4,2 litres
  • une combinaison du moteur de 4,2 litres de cylindrée avec la carrosserie de berline compacte était censée avoir de l'attrait
  • des objections esthétiques au style polémique de la Type-S étaient connues pour nuire à son chiffre d'affaires.

Par conséquent, Lyons entreprit l'élaboration d'une nouvelle berline basée sur la Type-S, tout en conservant la suspension arrière indépendante mais en l'équipant d'une version à double carburateur du moteur de 4,2 litres et de style frontal plus proche de celui de la Mark X. La nouvelle voiture fut présentée en août 1966 sous forme de deux modèles, la Jaguar 420 et la Daimler Sovereign équivalente.

Style 

Le point de départ pour la conception de la 420/Sovereign était la Jaguar Type-S, qui était produite depuis 1963, mais dont le style n'avait jamais rencontré une acceptation universelle.

En termes de style, la 420/Sovereign était essentiellement une Type-S dont le nez courbé est rendu beaucoup plus linéaire, afin de mieux correspondre au style de l'arrière (qui n'a pas été modifié). Le contournement autour de ses quatre phares était relativement subtil, avec des petits pics sur chacun, et sa façade fut légèrement inclinée vers l'avant. La calandre carrée avec diviseur central correspondait à celle de la 420G, (qui est le nouveau nom donné à la Mark X au moment de la présentation de la 420/Sovereign). Les feux de brouillard des Mark 2 et Type-S furent remplacés par une paire de phares au même niveau que les phares principaux. Les phares intérieurs s'allumaient uniquement avec les grands phares. Des grilles de klaxon fictives ont été ajoutées au-dessous de chaque projecteur intérieur pour briser ce qui aurait autrement été une grande étendue de métal plat de chaque côté de la calandre. Le dessus des passages de roues avant ont été aplatis pour correspondre à la ligne plus carrée. Le pare-chocs enveloppant porte deux butoirs, qui avaient caractérisé les pare-chocs des Mark 2 et Type-S. Tout cela fut fait pour améliorer l'équilibre esthétique de la voiture par rapport à la Type-S et créer un air de famille avec la Mark X/420G, des changements que Sir William n'avait pas pu se permettre (faute de temps ou de moyens) lors de la conception de la Type-S. Aucune tentative ne fut faite pour donner à la 420/Sovereign le capot à charnière avant des Mark X/420G et elle a conservé un capot articulé à l'arrière de dimensions similaires à celles de la Type-S et la Mark 2.

Intérieur 

Les modifications à l'intérieur de la Type-S pour créer la 420/Sovereign ont été principalement guidées par des considérations de sécurité, avec les opercules de bois des portes et du tableau de bord remplacés par des colliers de Rexine et un rail de bois sur le dessus des garnitures de porte. L'horloge est transférée du compte-tours au centre supérieur de la planche de bord, où elle est alimentée par sa propre batterie. La planche à cartes sous le tableau de bord de la Type-S n'est plus présente, bien que les 420 conservent les mêmes console centrale et bac à colis sous le tableau de bord. Les sièges de la 420 ont des proportions légèrement différentes de la Type-S, bien qu'ils paraissent très semblables.

Moteur 

Le moteur XK de 4,2 litres de la 420/Sovereign est équipé avec la culasse droite et les cames de 9,5 cm. Des taux de compression de 7:1, 8:1 et 9:1 peuvent être spécifiés selon la qualité des carburants locaux, la différence étant obtenue en faisant varier la conception de la couronne des pistons. Le moteur est alimenté par deux carburateurs et annonçait 245 cv (183 kW) à 5 500 tr/min ce qui était 20 cv de moins que la version à triple carburateur de la 420G et de la Type E. Le couple maximal du moteur de 384 N.m est pratiquement le même que celui de la version triple-carburateur mais atteint à 3.750 tr/min plutôt que 4.000 tr/min.

La puissance de 245 cv annoncée par l'usine a été mesurée à l'aide du système SAE (brut) aux États-Unis au moment où la 420/Sovereign y est vendue. Le système SAE (brut) exclut de nombreux accessoires, et utilisait souvent des systèmes non-standard d'induction et d'échappement, et a donc été remplacé par la norme plus précise SAE (net) en 1972, longtemps après que la 420/Sovereign eut disparu. Une référence stipule que la puissance DIN de 1977 aux États-Unis de la 4,2 litres Série II XJ6 était équivalente à 180 ch. Le système DIN donnait des puissances qui, pour la plupart des applications techniques, sont les mêmes que celles obtenues à l'aide du système SAE (net). Cependant, les tests de 1977 auraient inclus des équipements d'émission qui ne sont pas présents sur les 420/Sovereign. Par conséquent, la puissance SAE (net) nominale de la 420/Sovereign doit se situer quelque part entre 180 ch et 245 ch.

Mécanique 

Une nouvelle caractéristique mécanique que la 420/Sovereign partage avec la 420G est la direction assistée Marles Varamatic, en option sur les 420 mais standard sur les Sovereign. Construite par Adwest Engineering Co Ltd à Reading, Angleterre, c'est un système "came et galet" dans lequel la hauteur non-constante de la came aboutit à une démultiplication variable, le plus petit engrenage en tête allant rapidement aux extrémités. La hausse de l'assistance (équivalente à une baisse de la résistance de 21,6:1 à 13:1) se produit presque entièrement dans le premier demi-tour de volant à partir de la position droite. Cela donne une direction très légère et détendue en ligne droite, avec des réactions rapides dans les virages. Il n'y a pas d'ajustement dans le comportement de la direction en fonction de la vitesse. Un très petit nombre des dernières Type-S furent équipées de manière similaire.

D'autres raffinements mécaniques que les 420/Sovereign avaient et qui n'étaient pas sur la Type-S comprennent:

  • remplacement de la transmission automatique Borg Warner Type 35 par le plus solide Modèle 8
  • radiateur à flux croisés plus efficace à la place du plus petit à flux vertical de la Type-S
  • un double système de freinage hydraulique en remplacement du système unique de la Type-S
  • carburateurs SU jumeaux de 2 pouces HD8  (la Type-S avait des SU jumeaux de 1,75 pouces HD6)
  • disques de frein avec anneau périphérique anti-crissement en fonte
  • un ventilateur de refroidissement du moteur Holset "Torquatrol" à couple visqueux
  • négatif à la masse, la Type-S était câblée avec le positif à la masse
  • un démarreur pré-engagé au lieu d'un pignon Bendix
  • un alternateur plutôt que la dynamo de la Type-S

Performances 

Les essais sur route contemporains indiquent que les performances des 420 et Sovereign étaient très bien pensées.

Un essai routier paru dans The Motor (royaume-uni) en Mai 1967 déclara:

« Il semble quelque peu insolent d'appliquer des prix moyens à une berline qui, en combinaison de vitesse, confort et sécurité, vaut n'importe quelle autre, sans considération du prix. »

Une perspective Nord-Américaine fut fournie par Road & Track, dont le rapport publié en décembre 1967 conclut:

« La meilleure vente de Jaguar aux U.S.A. reste la voiture de sport Type-E, mais la berline 420 offre une combinaison unique de qualités dans son domaine. Pour un prix de base raisonnable de 5.900$, Jaguar offre des performances époustouflantes, un freinage hors norme, une excellente tenue de route, une finition de qualité, et une abondance de luxe, le tout dans une automobile facile à manœuvrer dans le trafic affolé d'aujourd'hui. »

Un essai routier dans Wheels (Australie), en août 1967, enthousiaste:

« Tant qu'ils peuvent continuer à fabriquer et vendre des voitures aussi bonnes que celle-ci, il y a de l'espoir pour l'homme qui soigne ses déplacements motorisés. »

En termes de performances mesurées dans des conditions d'essai, de 0 à 60 mph (0 à 97 km/h) en moins de 10 secondes et une vitesse de pointe de plus de 200 km/h sont typiques. De tels chiffres de performances sont supérieurs à ceux de beaucoup de modèles XJ6 de 4,2 litres qui ont suivi.7 Parmi les rares exceptions, les testeurs relevèrent une consommation moyenne de carburant de 18 litres aux cent kilomètres, ce qui, même pour la fin des années 1960, était plutôt élevé. Combinée avec la taille modeste de ses deux réservoirs de 7 gallons Impériaux (31.75 litres), une telle consommation de carburant permettait une autonomie d'à peine 250 miles (403 km).

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