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Maserati 200S

Au milieu des années 50, alors que les dernières évolutions de l'A6GCS trahissaient l'âge de l'auto, de plus en plus vieillissante, Maserati se décida à co ...

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Au milieu des années 50, alors que les dernières évolutions de l'A6GCS trahissaient l'âge de l'auto, de plus en plus vieillissante, Maserati se décida à construire une toute nouvelle auto de compétition. Pour cela, la firme italienne partit d'une feuille blanche et remplaça l'A6GCS/53 par trois nouvelles voitures en 1955. Deux d'entre elles furent équipées d'un nouveau quatre cylindres, tandis que la troisième reçut une version de trois litres du six cylindres en ligne de la 250F. La 200S était l'une des deux équipées du quatre cylindres et consistait en la digne héritière de l'A6GCS puisque destinée à la même catégorie, celle des deux litres.

La 200S

Les quatre cylindres n'étaient pas nouveaux pour Maserati, plusieurs moteurs avaient été conçus et développés auparavant comme le très compliqué 16 soupapes 4CLT, qui remontait à la fin des années 1930. Toutefois, ce quatre cylindres allait se distinguer de ces prédécesseurs par un tout nouveau dessin. Ayant en tête l'idée qu'il puisse être disponible en plus cylindrées, ce nouveau moteur fut développé en 1.484 cm3 ainsi qu'en 1.994 cm3. Pensé par Vittorio Bellentani, il fut équipé de deux arbres à cames en tête et d'un double allumage commandé. Le moteur présentait quelques caractéristiques avancées comme la lubrification par carter sec, un bloc en alliage d'aluminium et des chemises en fonte. Dans sa version 2 litres équipé de deux carburateurs Weber 45DCO03, le quatre cylindres de la 200S développait une puissance de 190 ch à 7 500 trs/min, contre 140 ch en version 1.5 litres de la 150S.

Couplé à une boîte de vitesses à quatre rapports, le quatre cylindres fut placé dans un châssis tubulaire simple. Afin de réduire les coûts, le premier châssis fut équipé d'un essieu arrière moteur, mais les clients réclamèrent rapidement qu'un essieu DeDion plus avancé soit installé, élément déjà présent de série sur la 150S. Giulio Alfieri pensait que la 200S, plus puissante, pouvait s'en tirer avec une suspension moins sophistiquée. Chaque exemplaire reçut une suspension indépendante. Comme Ferrari, Maserati continua à faire confiance aux bons vieux freins à tambour, fiables.

Une seule 200S fut construite en 1955. En réalité, à ce moment précis, Maserati se concentrait sur les 150S et 300S. Le prototype 200S participa à de nombreux essais approfondis tout au long de l'année, et fut développée en conséquence. Sa toute première course fut au Grand Prix d'Imola en juin 1955 avec avec Franco Bordoni. Elle enchaîna avec une participation à la Targa Florio plus tard dans l'année entre les mains de Giovanni Bracco. Malgré ces deux participations, elle n'est pas parvenue à convaincre. Un deuxième châssis fut construit et engagé dans des épreuves mineures au début de l'année 1956. La première voiture de série 200S a été présentée en juin de la même année lors de la course Supercortemaggiore à Monza où trois nouvelles autos furent engagées. Une seule d'entre elles termina la course, franchissant le drapeau à damier à la deuxième place, derrière une Ferrari de trois litres.Ces cinq premiers châssis furent initialement carrossés par Celestino Fiandri, remplacé par la suite par Medardo Fantuzzi. Ce dernier redessina l'avant, avec un nez profilé, plus long qui s'avéra bien plus efficace. Une fois les spécifications définitives établies, Maserati confia la production du châssis à la société Gilco, également chargée des châssis de 150S. Après un début de carrière délicat, la 200S a finalement commencé à se montrer très performante. Au Grand Prix de Bari fin 1957, Jean Behra fit une véritable démonstration au volant de sa 200S en se montrant aussi rapide que la concurrence de 3 litres. 

La 200SI pour Sport International

L'ajout de l'annexe C au règlement en 1957 obligea de nombreux constructeurs à modifier leurs autos. Cette annexe stipulait l'ajout d'éléments spécifiques tels qu'un pare-brise pleine largeur avec des essuie-glaces, deux portes, une roue de secours et une toile en tissu pour les autos ouvertes. Maserati fit donc évoluer la 200S conformément à la nouvelle réglementation. Les autos ont pris le nom de 200SI pour Sport International. Après seulement huit exemplaires de 200S construits entre 1955 et 1956, la 200SI fut produite a une vingtaine d'exemplaires.

La 250S et son moteur 2.5 litres

Pour le Grand Prix de Buenos Aires en 1957, une version équipée d'un moteur plus puissant fut élaborée, nommée 250S en raison de sa cylindrée. Le moteur fut porté à 2,5 litres par l'installation d'un nouveau vilebrequin et l'alésage des cylindres. Si cette modification n'apporta qu'un surplus de 6 ch, le couple à bas régime fut quant à lui considérablement augmenté. Ce dernier point s'avéra particulièrement efficace sur les tracé sinueux d'Amérique du Nord. Au moins trois et peut-être quatre voitures furent construites aux spécifications 250S, confiées à des pilotes comme Jim Hall ou Carroll Shelby. Plusieurs moteurs supplémentaires furent construits différents d'utilisations, notamment pour équiper les Cooper F1 de l'équipe Centro Sud.

Si la Maserati 200S s'adressait davantage aux pilotes amateurs, sa remarquable maniabilité ne pouvaient être apprivoisée que par des pilotes professionnels, expliquant ainsi les écarts de performances et de résultats. Malgré son potentiel, son succès fut bien moindre que les 150 et 300S. Cela ne l'empêcha pas de jouir d'une importante popularité : 32 exemplaires furent assemblés et vendus dans le monde entier. Aujourd'hui, les problèmes de maniabilité sont de l'histoire ancienne et beaucoup d'exemplaires engagés lors d'événements historiques se montrent souvent plus rapides que les grosses cylindrées concurrentes.

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