Peugeot 402 -  Éclipse
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Peugeot 402 - Éclipse

Innovante à plus d'un titre, la version Eclipse de la Peugeot 402, produite à partir de 1935, restera comme la toute première voiture Coupée/Cabriolet de l'histoire d...

Peugeot

Histoire

Peugeot 402 Eclipse

Innovante à plus d'un titre, la version Eclipse de la Peugeot 402, produite à partir de 1935, restera comme la toute première voiture Coupée/Cabriolet de l'histoire de l'automobile.

Peugeot 402 -  Éclipse
Peugeot 402 -  Éclipse
Peugeot 402 -  Éclipse

Ce système de toit rigide rétractable mécaniquement est une première mondiale, même s'il n'a pourtant pas été développé par les équipes de Peugeot, que ne feront que s'approprier la technologie. En effet c'est grâce à une commande du concessionnaire Darl'Mat, que le carrossier Pourtout installe sur des Peugeot 301 et 401 le système Eclipse de toit rigide rétractable conçu par Georges Paulin. Peugeot décide alors d'acheter le brevet et de l'exploiter, son application  proposer la nouvelle version Eclipse dans sa gamme 402, déjà pourtant bien fournie.

 

Origine

On doit donc la genèse de cette 402 Eclipse à un célèbre inventeur français Georges Paulin. Héros de la seconde guerre mondiale, il sera malheureusement fusillé au Mont Valérien par les Nazi comme bon nombre de résistants. Dentiste dans un premier temps, il développera son idée de génie : le toit rigide escamotable, avant de devenir designer automobile chez le carrossier Marcel Pourtout.

C'est bien à lui que l'on doit la technologie CC des versions Eclipse des Peugeot 301, 601, 401 et 402. Il offrira ainsi à Peugeot un vrai temps d'avance par rapport aux autres constructeurs grâce à ce système.

C'est donc en parallèle de sa jeune carrière de dentiste que Georges Paulin consacre son temps libre au dessin de carrosseries automobiles, et va se pencher sur la question du cabriolet. Peu satisfait de l’étanchéité et de la rigidité des systèmes à capote, il cherche alors à associer le plaisir des cabriolets avec les avantages d'un coupé. De cette idée simple, il va accoucher en 1931 d’un projet fou : un toit escamotable en dur, qui plus est électrique, et donc automatique.

C'est grâce à sa force de persuasion que Paulin va convaincre le carrossier Marcel Pourtout du bien fondé de son invention. Un premier prototype sur la base Hotchkiss verra le jour en 1933. L’affaire en restera là. Mais en 1934, le duo Paulin/Pourtout rencontre l’homme providentiel, Emile Darl’Mat, concessionnaire Peugeot. Conscient du potentiel d’un tel projet, il va confier un châssis de Peugeot 301 aux deux hommes, qui vont alors réaliser la première 301 Eclipse. Après un premier prototype, cette version va être commercialisée avec l’assentiment de Peugeot, qui regarde d’un œil bienveillant cette première tentative. Quelques exemplaires tout au plus seront livrés, mais le projet prend forme, et Paulin, Pourtout et Darl’Mat ne vont pas s’arrêter là.

Toujours en 1934, Pourtout va produire pour le compte de Darl’Mat mais et à destination du catalogue Peugeot deux modèles : la 401 Eclipse et la 601 Eclipse, présentées au Salon de Paris 1934. Succès immédiat du système et de la ligne des deux voitures (à noter qu’une 601 « spéciale » Marcel Pagnol sera aussi réalisée, sur un joli dessin de Georges Paulin justement, sur le principe de la carrosserie Ponton).

Après 79 exemplaires de la 301, et 21 exemplaires de la 601, place à la 402 plus moderne, au style « airflow », plus aérodynamique et esthétique. C’est celle que l’on connaît le mieux aujourd’hui, même si seuls quelques exemplaires bénéficieront in fine du toit électrique, a raison d'un problème d'alimentation électrique du système qui sollicite trop les batteries. Présentée en 1935, elle ne sera produite qu’à partir de 1936, et cette fois-ci à Sochaux, directement chez Peugeot.

Il faut dire que le premier contrat avec Peugeot pour les 301 et 601 prenait fin cette année-là, et le nouveau contrat pour la 402 proposé par le constructeur sochalien, réduisait drastiquement la rémunération de Paulin. Il attaquera la marque en justice, pour finalement perdre son procès. Peugeot obtint alors quasiment gratuitement le droit d’utiliser les brevets de Paulin.

La 402 Eclipse, vue sa faible production, est aujourd’hui rare et chère, comme elle le fut déjà en 1936. Aussi pour abaisser les coûts de production, Peugeot va abandonner le système automatique électrique présent sur les premiers exemplaires de 402 Eclipse pour un système mécanique et manuel moins complexe : finalement seuls 80 exemplaires de 402 seront «électriques », contre 500 « mécaniques ».

L'année 1936 verra alors apparaitre quelques modification sur la voiture.  En effet le système manuel est jugé plus fiable et moins gourmand en énergie, mais Peugeot en profitera aussi pour abandonner le châssis normal de 3,15 m d'empattement pour celui de la série familiale de 3,30 m, permettant de transporter six personnes. Le pare-brise devient plat, d'une seule pièce sans division centrale et la roue de secours, jusque-là extérieure, intègre désormais une malle arrière. Durant l'été 1938, la 402 reçoit les roues Michelin Pilote à bâtons plats. De septembre 1935 à septembre 1940, quelque 580 Peugeot 402 Éclipse seront produites.

Malheureusement, la guerre va obliger Peugeot à stopper la production en 1940, faute de matières premières, d’ouvriers disponibles mais aussi tout simplement de clients. Georges Paulin, de son côté, continuera sa carrière de designer pour le carrossier Pourtout, réalisant notamment une superbe Bentley pour le banquier André Embiricos.

Plutôt pacifiste dans l’âme, assez admiratif des ingénieurs automobiles allemands, Paulin n’accepte toutefois ni la défaite, ni l’occupation, ni le régime imposé par Pétain. Il perdra notamment sa mère en 1918 lors d’un bombardement, le poussant probablement encore un peu plus à s'engager pleinement dans la résistance. Avec l’aide du MI6, il va créé le réseau de résistance et de renseignement "Phill". Avec ses amis, il va notamment transmettre à Londres les plans et cibles potentiels des usines Renault à Billancourt. Pour couvrir ses activités de résistance, Paulin va reprendre un cabinet de dentiste : une couverture qui l'éloignera de la conception automobile.

Son réseau sera cependant malheureusement démantelé en novembre 1941, et Georges Paulin arrêté. Malgré 8 jours d’intense interrogatoire et de torture rue Lauriston, Paulin ne livrera rien, ni informations, ni dénonciations. Jugé avec ses camarades le 20 mars 1942, ils seront tous fusillés au Mont Valérien le 21 mars 1942 : Paulin avait tout juste 40 ans. Il sera décoré à titre posthume de la croix de guerre en 1945, puis de la médaille de la résistance en 1969. Il sera aussi déclaré mort pour la France en 1964 et élevé au grade de lieutenant de l’Armée Française en 1967. Ces derniers mots résumeront bien toute la force et la dignité du personnage : « Ne me vengez pas, je vous aime » .

 

Production :

Au total ce sont 3 séries d'Eclipse qui se succèderont, exploitant les différentes versions de la Peugeot 402.

Sur les premiers modèles, le système est électrique mais les batteries se déchargent trop vite car le mécanisme est trop gourmand en énergie, ce sera finalement un mécanisme manuel qui sera installé.

Les 3 séries seront :
- La E4 : 80 exemplaires sont construit sur le châssis normal de la berline. Elle est plus courte que les suivantes et n'offre que 3 places, le mécanisme est électrique. Le pare-brise est en deux parties;
- Les E4Y et E4T : 324 exemplaires de cette seconde version sont construits sur le châssis long de la version familiale. Le pare-brise est en une seule partie. La version E4T possède une roue de secours à l'extérieur contrairement à la E4Y. Très peu d'exemplaires de la Peugeot 402 Eclipse E4Y ayant été produits (moins de 700), la voiture est devenue très rare, certaines estimations parlant même de seulement 30 exemplaires encore en circulation aujourd'hui.
- La E5T : 27 exemplaires sont construits sur le châssis long et la mécanique plus puissante de la 402B. La Peugeot 402 Eclipse E5T est la dernière version de la Peugeot à toit rigide rétractable imaginé par Georges Paulin et le carrossier Marcel Pourtout et sera désormais construite par Peugeot. Cette dernière série E5T fut construite sur le châssis long de la berline familiale (empattement de 4,20m). Cette longueur imposante permet d'accueillir alors 4 à 5 passagers dans un volume très satisfaisant malgré le système d'escamotage du toit métallique. Cette série n'est plus équipée d'un mouvement électrique pour le toit rétractable, mais bien d'un système manuel.

 

Motorisation :

Côté moteur, la 402 Eclipse était dotée à sa sortie d'un moteur 4 cylindres 1991 cm3 à soupapes en tête développant 55 ch. Cette motorisation avait comme un avantage d'être plus puissante que la grande concurrente : la Citroën Traction. La transmission entrainait la voiture par les roues arrières et grâce à une boîte de vitesse manuelle 3 rapports.

Dans un second temps en revanche, à partir de 1938, la version 402 Eclipse se verra légèrement renforcée avec un nouveau moteur 4 cylindres 2142 cm3 à culasse en Alpax, soupapes en tête et carburateur Solex, développant 63 ch, soit 8 de plus que les versions précédentes.  

 

Sources :

https://mecanicus.com/

https://fr.wikipedia.org/

https://www.guide-automobiles-anciennes.com/

https://www.carjager.com/

Images

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